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6 Septembre 2005
Kazaa est désormais aux antipodes de la légalité en Australie. Après dix-huit mois d'un procès intenté par l'industrie du disque, le logiciel de peer-to-peer a été reconnu coupable, lundi 5 septembre, par une juridiction fédérale d'encouragement à la violation du droit d'auteur. Son propriétaire, Sharman Networks, a deux mois pour installer des filtres contre le piratage à destination des internautes australiens. Jusqu'à présent, la société australienne a toujours affirmé que ce type de dispositif était impossible à mettre en oeuvre.
De plus, selon la décision rendue par le juge Murray Wilcox, la société devra payer près de 90 % des dommages estimés par les plaignants (Universal, EMI, Sony, BMG, Warner et Festival Mushroom). Une amende qui pourrait se compter en millions de dollars. « Il y a aujourd'hui 270 millions de téléchargements illégaux par mois. Et nous allons demander à la justice une évaluation du préjudice subi » , a déclaré un représentant de l'industrie du disque à la sortie du tribunal.