Le coût caché de la baisse des accidents de la route
30 Août 2006
Rédigé par Poypoye et publié depuis
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En ces temps de retours de vacances, les pouvoirs publics vont évidemment faire le bilan de la sécurité routière cet été. En s’inquiétant notamment du triste résultat du pont du 15 août alarmant avec une hausse de 48,9 % de la mortalité routière lors de ce week-end prolongé (sur cinq jours toutefois avec le pont, contre quatre jours en 2005). Mais à coups de radars et de contrôles, la France a plutôt réussi ces dernières années à abaisser de façon spectaculaire le niveau de mortalité sur ses routes et ses autoroutes. Cette tendance heureuse n’a qu’un défaut aux yeux des pouvoirs publics, qui se gardent bien de le signaler pour ne pas se faire taxer de cynisme : celui de rendre plus coûteuses les greffes d’organes en France en devant de plus en plus s’approvisionner en greffons dans d’autres pays. Ce qui est particulièrement coûteux et complexe, tant du point de vue juridique que sur le terrain de la logistique. Car la matière première pour les greffes vient, il ne faut pas s’y tromper, des personnes qui viennent de décéder, notamment dans les accidents de la route. Une matière première qui tend à se raréfier dans l’Hexagone ces dernières années, ce qui oblige à faire appel aux pays voisins, déjà occupés avec leurs propres impératifs de transplantation.