Deux études, l'une de Gartner et Harvard, l'autre de l'UFC-Que Choisir, montrent que les internautes plébiscitent les systèmes d'échange comme le peer-to-peer et que celui-ci n'a aucune influence sur la vente de disques. Deux études, sorties à quelques jours d'intervalle, vont contribuer à nourrir les débats parlementaires sur le projet de loi sur les droits d'auteurs et droits voisins. A l'heure où l'Assemblée se penche sur la question de la copie privée, l'UFC-Que Choisir clame que le peer-to-peer n'a aucun impact négatif sur les ventes de musique. Au contraire, affirme l'étude effectuée par l'association de consommateurs et l'université Paris XI (laboratoire Adis) : les plus gros téléchargeurs sur les réseaux P2P sont aussi les plus gros acheteurs de disques.
L'UFC affirme ainsi que 11 millions de Français téléchargeraient de la musique sur Internet, une pratique que l'on ne peut réduire aux faits d'une classe d'âge ou d'une catégorie sociale. La principale raison du téléchargement de musique sur les réseaux d'échange serait le prix des originaux, jugé trop élevé par près de 96 % des personnes interrogées. Viennent ensuite la possibilité d'obtenir un titre plutôt qu'un album entier, puis la découverte de nouveaux artistes sur ces réseaux.
Le laboratoire Adis et l'UFC-Que Choisir ont également observé que le téléchargement et l'échange ne signifiaient pas le passage au "tout-gratuit". Les internautes, y compris les utilisateurs de P2P, attribuent en effet une valeur aux contenus qu'ils échangent. Celle-ci est fixée à 6,66 euros par mois pour la musique, 8,44 euros pour le cinéma et 12,62 euros pour les deux, pour un accès libre aux services de téléchargement. Ce qui irait dans le sens d'une licence globale, une position défendue justement par l'association.
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