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29 Novembre 2005
« C'est le dernier avertissement pour Kazaa. » John Kennedy peut se réjouir. Le président de la Fédération internationale de l'industrie phonographique (Ifpi) est sur le point de gagner son combat contre le plus célèbre des logiciels de peer to peer. La justice australienne vient en effet de poser un ultimatum à Sharman Networks, l'éditeur de Kazaa. La société a dix jours pour mettre en place un système de filtrage empêchant l'échange de fichiers musicaux illégaux sur sa plate-forme de P2P. Faute de quoi, elle devra cesser toute activité.
3 000 mots clés pour repérer les contrefaçons
La Cour fédérale australienne confirme ainsi un jugement du 5 septembre 2005. Le juge Wilcox reconnaissait alors la culpabilité de Sharman Networks, accusé de permettre aux utilisateurs de son logiciel d'enfreindre la loi sur le copyright, et même de les y encourager. L'éditeur avait deux mois pour mettre en place un filtrage dans son logiciel Kazaa et décidait de faire appel. Sans succès, puisque la justice australienne vient de lui rappeler ses obligations, fixant un nouvel ultimatum au 5 décembre.
A partir de cette date, Kazaa (et toutes ses futures versions) devra incorporer par défaut un système de filtrage par mots clés. Il s'agit de repérer les fichiers illégaux par leur titre, leur compositeur, l'interprète ou d'autres noms qui permettraient d'identifier le morceau.